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vendredi 25 juin 2010

Les chansons incontournables [pourraves] de la fête de la musique

Un petit classement des quelques tubes à mon sens les plus repris que vous avez fatalement déjà entendu un 21 Juin au soir dans les rues encombrées. Cette digression est basée sur une idée originale de mon boss qui est d'ailleurs un lecteur occasionel de ce misérable weblog, qu'il soit ici remercié pour m'avoir consciemment laisser opérer ce ripp off honteux.




Où ? Dans le parc municipal, assis en rond

Accessoire obligatoire : Un Djumbe ou un bâton magique au cas où un jongleur de rue ivre mette en cause votre habilité naturelle aux sports artistiques

Cette chanson est à la musique ce que Bayrou est à la politique. A mi chemin entre Reggae et Pop Rock, on ne se mouille pas. Assez militante pour attirer les élèves de sciences humaines en sarouel et assez rassurante pour faire oublier vos dreadlocks à une assistante DRH en galère.

« Knocking On Heaven’s Door » (Bob Dylan)

Où ? Devant une sortie de garage

Accessoire obligatoire : jean slim gris et t shirt décolleté en V. Une paire de bottillons en daim est un plus.

Ce sont les tous premiers accords plaqués par un baby rocker à sa naissance. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est facile à faire, et que le petit trémolo de voix émue peut décider à lui seul si vous choperez ou non ce soir. Autant mal le beugler dans la rue au cas où passerait une Plasticine.

« Smells Like Teen Spirit » (Nirvana)

Où ? Devant leur garage des parents

Accessoire obligatoire : cheveux gras et chemise à carreaux, jean troué.

Parce que jamais rage adolescente n’avait jamais été mieux évoquée en musique. Cette chanson est l’exutoire de rêve pour une bande de post grunge que leurs parents ont laissé à eux même pour apprécier un concert de musique Baroque à la Sainte Chapelle. Partez de préférence avant que leurs amis à BMX ne soient saouls à la bière.

« La Foule » (Edith Piaf)

Où ? devant un troquet PMU

Accessoire obligatoire : être pied nus

Cette interprétation libre hurlée sur une sono mal réglée est bien souvent le fruit du hasard. Deux typologies d’interprètes se la disputent : Gisèle, le pilier de comptoir, chauffée à blanc après quelques ballons de rouge et les vivas de ses camarades de zinc ou une pseudo Camille arty et peinturlurée ponctuant sa prestation de cris, de claquement de langue et autres bruitages corporels inusités.


“Smoke On The Water” (Deep Purple)

Où ? Sur la scène municipale de la MJC

Accessoire obligatoire : cheveux gras, T shirt Opeth et des instruments Squier (et oui, budget limité)

Rock is not dead ! Ces jeunes chevelus sont là pour vous le prouver puissance 10 000. Privés de Hellfest à cause de tarifs prohibitifs, ils comptent bien transformer la scène municipale de Vaires Sur Marne en communion Heavy Metal orgiaque. Le tout sous le regard dépité de Love Mary & the Jeanne, la formation de Ska Festive locale assurant le prochain set.

« Memories » (David Guetta)

Où ? Dans les transports en communs, de préférence blastée via haut parleur de portable

Accessoire obligatoire : téléphone portable, bouteille de Sminorff Ice

Les putafranges sont de sortie !  :) Elles aussi kif tro grav la zik lol !!! ;) Et comptent bien le prouver en allumant pendant la soirée quelques groupes de racailles agressives. Autant commencer par un de leurs lieux de prédilection, c'est-à-dire les  transports publics. Effet lâchage de 06 et de garet’ci garanti !

« Le Diner » (Bénabar)

Où ? Devant un bar à vin – bibliothèque labélisé commerce équitable

Accessoire obligatoire : un vélib, une chemise bien coupée et une paire de lunette pour madame

Qu’on se le dise Les trentenaires n’ont pas vieilli. Même après une journée passé en conf calls, en courses de Velib’ endiablées et après en week end riche en brocantes et autre marchés éco citoyens, des tablées entières sont prêtes à reprendre à tue tête tous les classique de Bénabar. La sauterie prendra fin lorsque les enfants seront fatigués et les hôtes à cours de cubitainer de côtes de Provence bio.

« La Femme Chocolat » (Olivia Ruiz)

Où ? Un angle de rue entre le café du commerce et la Pharmacie Brugier

Accessoire obligatoire : Un chapeau trouvé dans une poubelle et un corsage à fleurs

Les petites artistes en devenir comptent bien célébrer dignement le plus long jour de l’année. Elles installent leur petit clavinova sur un tapis persan et joueront jusqu’à ce que leurs cheveux soient en bataille et que leurs petits ongles vernis transpirent dans leur bottent en plastique. Barrez vous avant que les gitans locaux improvisent de grands solos de violon electriques.

« Bulletproof » (La Roux)

Où ? Entendue à une fenêtre d’un appartement trop bien pour vous.

Accessoire obligatoire : un t shirt à tendance graphisante et un hoodie à couleur vive.

C’est ben connu, chez les 24h party people, c’est la fête de la musique toute l’année. On ne se bornera donc pas à sortir mais on optera pour un brunch musical en se trémoussant sur une resucée 2010 de David Bowie. 

Allez, à toute les amis pour une nouvelle review d'album rock nulle et non avenue.





samedi 17 novembre 2007

Quand j'entends siffler le train...(part 2)

En ces temps difficiles de grève, l’usager régulier du RER A que je suis n’a d’autre choix que d’emprunter la très moderne mais en ce moment très bondée ligne 1 du métropolitain parisien.

Cette ligne, jeune et récente (le modèle de rame MP89CC chroniquée est ici celui Alsthom 1996 à articulation métallique mouvante à ne pas confondre avec celle à soufflet), son isolation est très bonne, en effet les sons de basse médium et sifflements dus aux accélérations sont très bien étouffés et réduits au minimum.

Les moindres notes de guitares de John Cipollina sur l’intro de « Pawnshop Man » sont totalement audibles.

Par contre dès que les fenêtres d’aération à clapet sont ouvertes on assiste à un festival de bruits plus désagréables les uns que les autres, en particulier les crissements forts des bandes de roulement en caoutchouc des roues, dans les phases d’accélérations et de freinage.
Ces bandes d’accélération épargnent à l’usager des vibrations désagréables mais produit un son strident horrible réduisant en miettes n’importe quel morceau de Bright Eyes ou de Elvis Costello.
Les fans hardcore de Megadeth, Def Leppard et Sepultura seront moins dérangés.
Si vous avez réussi à vous glisser par chance dans une de ces rames, évitez donc les emplacements proches des fenêtres bien que même ces systèmes d’articulation ont tendance à produire un grincement sec sous contrainte importante (tendez l’oreille aux abords de Bastille…), ou alors pour le modèle à soufflet de produire des sons de ballottements caoutchoutés et de bruissements quand ils frottent.

Les ajustements intérieurs sont dignes d’une voiture allemande, pas d’extincteur qui tinte, ni de porte qui vibre et grelotte.

Reste à aborder la tonalité du « bip » de fermeture automatique des portes absolument insoutenable, probablement fait pour être entendu dans n’importe quelle situation, même durant le solo de Hendrix situé à 1 :54 sur Hey Joe.
Petite proposition aux directeurs de la RATP : pourquoi ne pas mettre à la place un petit morceau de musique sympa, les Beatles ça plait à tout le monde non ?
Personnellement je propose un extrait de « Magical Mystery Tour », vous savez le refrain commençant par Come on…yeah!

Ce serait plus gai, par les temps qui courent.



jeudi 1 novembre 2007

Quand j'entends siffler le train...

Ça y est, armé de mon stylo, d’un petit carnet de moleskine noir et de mon lecteur MP3, j’ai mené mon enquête acoustique en début de soirée, en rentrant du travail.
J’ai eu la joie immense de monter avec le pas allègre d’un Derrick sous vicodin dans une rame du RER, modèle n°1 datant de 1977.
Je m’installe donc sur un siège étroit au dossier défoncé, dans un de ces carrés de transports en commun chaleureux comme un mitard de Mérogis favorisant l’échange.

Assis en face d’une sorte de notaire dégarni, à coté d’une vieille assez fripée et en diagonale d’un ouvrier en bâtiment russe (je crois que j'ai reconnu la langue quand il était au portable) je me mets au test.

Laissez moi vous dire, que la qualité acoustique de ces rames est vraiment très médiocre.
A noter dans la liste des griefs, une très mauvaise isolation sonore (le coté boite de Coca en alu résonnant dans un boucan du diable même si la RATP n’est pas MTA), une finition des portes et fenêtres mauvaise laissant du jeu dans les panneaux mobiles qui vibrent et qui tintent.
De nombreux sifflements se font aussi entendre tant au niveau du freinage (souvent les bogies grincent) que du vent dans les fenêtres.

Ces bruits sont très désagréables en général dans les aigus, les claviers d’ « Infected Girls » d’Electric Six en prennent un coup.
Les basses aussi dégustent à cause des tressaillements du plancher et des bruits de baryton lors de l’accélération.
Dès que des morceaux donnent dans la guitare grasse « The American in Me » des Avengers ou « Wasted » des Donnas paraissent complètement étouffés et proprement gachés par votre trajet journalier.
Je vous laisse imaginer ce que ça rend avec du Andrew Bird.

Pour résumer, ce type de rame est à éviter absolument, le seul instant où l’on peut écouter la chose un minimum en paix est lors des phases de décélération ou le bruit généré est moins important.

Enfin comme on dit,1977 année destroy…

lundi 29 octobre 2007

Métro c'est trop !

Non je ne reprends pas ce manifesto politique engagé signé Téléphone gratuitement.
Ce week end je discutais avec un ami très cher et nous devisions nonchalamment sur les occasion et conditions d’écoute de musique offertes par notre monde moderne actuel.

Oui chers lecteurs, le monde moderne, vitesse et néons.
Une notion chère à Autobahn d’ailleurs, mais passons.
De notre vie urbaine et speedée, confinée en appartement naît un vice souvent périlleux pour notre amour de la musique à savoir le manque de temps à consacrer à une écoute contemplative et béate digne de ce nom, nous permettant d’appréhender comme il se doit nos artistes préférés.
Alors, toute une communauté silencieuse de mélomanes a décidé de mettre à profit les longues heures écoulées dans les transports pour s’adonner à leur passion.
Communauté dont je fais partie.

J’ai donc décidé dans par le biais ce billet de rendre service à mes frères et sœurs d’infortune en chroniquant dès à présent les qualités et défauts acoustiques de quelques engins dédiés au transport en commun.

Comme ça vous saurez si le RER JAKA de 7h56 de type 1977 est correct où si le ROSA modèle 1992 de 7h59 vaut les 4 minutes de retard que vous aurez au bureau…
Tiens puis pour vous convaincre de cette salvatrice mission, je me suis fais chier à vous customiser un petit logo.

Et puis après tout que serait la vie sans un brin d’impertinence ?
Sûrement très chiante.