lundi 29 septembre 2008

Rock and roll in your daily life (part6)


Hoho, i know an old pal o' mine that will propably wet his pants reading those few lines. This is exactly the kind of thing you can discover, wondering a quiet street of Berlin.
The ultimate phoenix post war city. Mad anf quiet in the same time, classic and terribly crazy. In Paris, no chance to discover such a discreteVelvet Underground - Warholian banana hommage, the only place where you can find it is on a fancy t shirt worn by a fancy dude who don't have a clue of what it's all about.

"yeah man, I'm wearing the picture of a fruit, like Justice, but they're out now"

It's finally easy to understand why this city was loved By Lou Reed (ahah), Iggy Pop and Bowie, nice wursts, good beer and welcoming people.

Berlin ist wunderschöne !

dimanche 28 septembre 2008

Like a candle in the wind...

Mais oui chers lecteurs, parce qu'en sommeille pas en nous qu'un gentil Bisounours avide d'écouter les meilleurs tubes de Pan Flute Serenity.
Il y a aussi un furieux asocial, un psychopathe, un pervers polymorphe du dernier degré qui se réveille dans le RER ou dans les tribunes du PSG.
Comment l'Homo Musicus du XXI eme siècle, bombardé de musique comme une particule en CDI au CERN peut-il faire la synthèse entre ces deux penchants: stupre pop et folie indie ?

Sonic youth nous offre ici la réponse avec une grande première (qui a déjà 20 ans) que je qualifierais sobrement de Indie Noise FM.
Alors, de grâce, remisons au placard les Marylin Manson, et autres antéchrists de fête foraine et attelons nous à l'étude de la pire des folies malsaines: celle silencieuse du quotidien.

Il est intéressant de voir ce que fournissent l'essentiel des grands artistes pointus limite intello, quand ils donnent dans une ambition FM et mainstream, un peu comme si Manu Katché participait à la Nouvelle Star (hey, mais attendez une seconde...).
Et bien là, Thurston Moore, le type aux 1000 accordages de guitares différents et sa bande mettent de l'eau dans leur vin. Une expression bannie du vocabulaire de certains, mais là, laissez moi vous dire que cette rasade aqueuse fait le plus grand bien (ne cherchez pas de contrepèteries bande de sales tordus).
Je vous passerais les clichés qui sont liés à cette formation devenue cultissime chez les trentenaires encore rebelles en mal de vivre. Qui la révèrent par légions entre une balade à vélo avec les enfants et un marché aux légumes citoyen.

On est en effet heureux de délaisser avec cet opus les bien trop longues plages noise pures, souvent totalement inaudibles, une tournante pour tympans où certains illuminés y voient des assonances magiques, un entremêlât de sont finement chantournés, fruits d'une recherche et d'une démarche musicale exceptionnelle.

Autant dire que le premier titre, ce bijou génial de "Teenage Riot" à l'ambiance planante, calme et éthérée comme suspendue dans le temps rend à merveille la mélancolie et la langueur adolescente, celle qu'aiment cultiver les citoyens de la "Daydream Nation", les jeunes gens dans leurs lits, qui regardent le plafond en fumant. Ensuite, à 1 min 30, un riff killer, sale, furieux et ravageur fait son entrée et emmène le morceau ailleurs, le teen descend et marche dans la rue à pas rapide.
Il rêvasse et le temps se suspend une demi seconde, à chaque regard à une fille qu'il croise, pour retomber soudainement sur le macadam, une petite révolte et émeute intérieure larvée.La vôtre peut-être.
"Silver Rocket" la chanson suivante s'inscrit dans une habitude plus coutumière de la Jeunesse Sonique, en dépit de son format raisonnable (moins de 5 min, petit joueur) avec un rythme rapide rondement mené et complètement fou. La fusée s'écrase à 1:30, une habitude décidément, pour repartir 1:30 avant la fin.
Mais serait-ce la fille du groupe qui chante sur cette chanson? "The Sprawl" rapelle fortement la poétesse punk Patty Smith, avec sa voix trainante et ses textes poético-réalistes scandés faisant plage à de longues plages mélodiques.
La rengaine des malades mentaux continue avec "'Crosse the Breeze", morceau débutant sur des accents oniriques chromés qui s'emballent et tournent en rond, se dissolvent en reverb et treeble avant que la punk Kim Gordon (pourquoi ce genre de meufs s'appellent toutes Kim?) ne vous crie qu'elle veut savoir et qu'une voix démoniaque lui réponde dans une accélération de dissonances oppressantes. Puis la tempête retombe en une seconde, était-ce un cauchemar?

Notre bon Thurston reprend ensuite le volant du bus magique avec "Eric's Trip", un titre sans équivoquen une démonstration que drogue et maladie mentale ne font pas bon ménage.
Après toutes ces chansons éprouvantes, le petit diablotin pop qui sommeille en vous, en compagnie de ceux du mensonge et de la paresse se réveillera sans doute à l'écoute de "Total Trash", le refrain et les guitares saillantes aguicheuses sauront vous en convaincre, tout comme le ton nonchalant de notre hôte.
Mais ne sous estimons pas ce Matchu Pitchu sonique de 7:33, où les novices auront du mal a frachir la barre psychologique des 4:30.
"Hey Joni" est une petite petite piste exceptionnelle car elle fait à elle seule la synthèse ente rock, noise garage, punk et rockabilly indie (pour la voix). Un bouillon de culture très intéressant!
Le titre suivant, "Providence", qui commence sur une petit mélodie radio dégradée de piano naïve est pour moi un délire hermétique incompréhensible.
Le titre porte étendard de la jaquette "Candle" porte avec lui des accents de Strokes (les refrains) des années 80, chantés par un Johnny Rotten américain défoncé ou ivre.
Personnellement le titre suivant "Rain Kid" m'ennuie passablement.
Par contre celui d'après "Kissability" (merveilleuse trouvaille de titre) et parfaitement livré. Son écoute peut vous donner une idée de ce qu'une célibataire de quarante piges peut ressentir.
Le morceau d'avant garde "Trilogy: The Wonder" requiert un énorme critère pour être apprécié: celui d'être un trentenaire au chaumdû ou alors d'être un adolescent dépressif qui nettoie une dernière fois ses armes avant de faire un massacre dans son lycée.
On aura compris qu'il faut un petit grain, un minimum de culture et surtout énormément de temps pour apprécier ce triptyque sonore à sa juste valeur, que l'on pourra même qualifier de pièce artistique.

Comme le reste de cet album après tout, et bien sur, si l'Art (oh oui)! Ne vous embête pas trop.

lundi 8 septembre 2008

Rock and roll in your daily life (part 5)


Okay people, I confess, it's a pretty easy one when you're in Germany, but, when you're outside of the country it turns to be super - duper - awesome.
This is not to brag, but this is a small souvenir from the pleasant Rhur region, where powerplants, factories, industrial railroads and giant warehouses are redisigned to become some very fancy art and family leisure places.

If you don't get the joke reading the picture, you're an ass, do me the favor to watch this and that.

By the way, there will be others tributes to this band, that gets robbed and raped every time Chris Martin or some kind of other dude open their mouths or even touch a guitar.
Want a clue? Listen "Computer Love" and "Talk" and tell me what you think.

mardi 26 août 2008

Van Halen, les Vandammes du rock

Bon c’est la fin de l’été, on prend fissa l’A6 direction Paris avec, comme compagnons d’infortune les Scénics familiaux immatriculés dans le 77 bondés qui prennent le chemin du retour ainsi que les mini bus Volkswagen bataves.
On regarde passer la route et le défilé des paysages dans les dernières volutes de langueurs rêveuses estivales.

Non, stop, merde, ce n’est pas fini, pas déjà, août n’est pas fini, l’été n’est pas mort, ressortez les tongs et le Ricard et buvons jusqu’à la lie les derniers rayons du soleil.
Sacrifions nous encore à l’ancien dieu Inca, pendant qu’il est encore temps ! Ce qui veut dire, vacances obligent, écoute de disques débiles et jubilatoires conseillée.

Youpi ! Je me rue directement sur Van Halen, groupe dégoulinant d’humour et de grosses guitares, dont les membres, en plus d’avoir un look hair métal stupéfiant (ouvrez la pochette du CD et jetez un coup d’œil) étaient des prodiges dans le champ de leurs instruments respectifs. Les frères Van Halen, Alex à la batterie (fûts transparents, doubles pédales, et le gong qui va avec) et Eddie à la guitare (l’inventeur du tapping à la stratocaster constellée de rayures multiculores), de vrais guerriers, fils d’un clarinettiste de classe mondiale (véridique), normal pour des gens nés à Nimègues vous savez, la ville du grand classique « Un pont trop loin ».
Les frangins épaulés par le fidèle et barbu bassiste Michael Anthony propulsent la grande blondasse sautillante à la langue bien pendue au chant,
David Lee Roth (sa dernière contribution sur album avant qu’il ne claque la porte du groupe).

Il faut dire que ce disque n’a jamais figuré sur aucune discographie idéale pour deux raisons :

La première est que la catégorie album de rock pour l’été n’existe pas, car, voyez vous mes amis, l’art que nous chérissons ne supporte pas l’humour (tort que Starshooter a payé en son temps tendis que Téléphone crevaient le plafond du sol français).

La seconde est que tout journaliste osant avouer au grand jour, sans ironie, qu’il aime véritablement Van Halen, il sera crucifié par le reste de la profession dans l’heure (du politiquement correct dans le rock, comme c’est étrange, il faut invariablement aimer Babyshambles et détester les Scorpions, voilà pourquoi selon mon avis le hip hop est, de ce côté, plus intéressant).

Trêve de lapidations inutiles, écoutons ce disque de l’été de préférence dans une voiture.
Autant le dire, 1984, la bande annonce éponyme est tout bonnement inutile, je vois personnellement dans ces longues pistes de synthé, un hommage au lancement du premier ordinateur Mac qui a eut lieu la même année, l’entrée dans un rock devenu futuriste.

Par contre, la deuxième piste, le méga succès « Jump » estampillé MTV, parvient à déplacer des montagnes avec des claviers entêtants.
Un titre au refrain péchu, repris dans des milliers de films et d’émissions TV, perso quand je l’écoute le matin dans le RER j’ai envie de sauter à pieds joins sur les strapontins et de faire la fête avec tout le monde comme un rocker des 80s jusqu’au fade de la fin du morceau servi, une fois n’est pas coutume par une guitare sobre (à part durant le solo bien évidemment).
La piste n°3 est « Panama », une chanson osée quand les troupes américaines foulaient alors le sol de ce petit pays d’Amérique centrale.
Les alternances tempo lent/accéléré déroutent l’auditeur et le font exploser dans un feu d’artifice chatoyant.
« Top Jimmy » à l’intro mystérieuse et délicate comte les aventure de Jimmy, le garçon qui fait craquer les filles (on en connaît tous un), les couplets chantés en chorus avec gourmandise vous forcent encore à vous déhancher et le solo de Eddie vous enterre sous des tonnes de treeble acide avant d’avoir droit d’entendre les filles que Jimmy se lève.
La chanson d’après « Drop Dead Legs » vous force à ralentir le tempo et à déguster avec attention chaque circonvolution du groupe. Reservé aux fans absolus.

Par contre, la chanson suivante « Hot For Teacher » est du grand art, rien que l’intro de la batterie imitant le pot d’échappement d’une Harley Davidson rutilante vaut le coup.
L’illustration sonore et la gouaille de Lee Roth font merveille pour illustrer le vieux fantasme du cancre, qui est tout simplement de se farcir la prof la plus sexy du lycée et d’aller prendre quelques cours particuliers supplémentaires très spéciaux après la sortie des cours.
Le clip est aussi lui aussi un petit bijou de drôlerie décadente à gros budget où Lee Roth en chauffeur de bus scolaire fait merveille.
La chanson d'après aurait pu figurer sur une B.O de Rocky, « I’ll Wait » faite entièrement d’interrogations sentimentalo amoureuses typiquement américaines et de claviers futuristes.
« Girl Gone Bad » avant d’être une série de films pour adultes produits par Snoop Dog était une chanson de Van Halen, libérant comme d’habitude des cascades de reverb et des motifs mélodiques très complexes, malheureusement noyés par trop de tics de bon techniciens et une production trop alambiquée et très datée.
Pour un dernier tour de piste, le groupe piétine sans vergogne le territoire métal avec une mélodie et une attaque de guitare qui rappelle Iron Maidden ou encore Slayer.

D’autres groupes qui ont marqué leur époque, le plus de Van Halen étant ici la guitare aérienne d’un Eddie Van Halen toujours inspiré.

Maintenant ils se sont reformés pour une gigantesque tournée mondiale, avec le fils de Eddie à la basse et un David Lee Roth qui semble avoir oublié les rancoeurs du passé.

En définitive, Van Halen n’est pas seulement un groupe de métal pour gays (comme certains de mes amis le disent), mais une sacré bande de talents réunis, malheureusement enfermés dans leur style, et pire, leur époque.
Prisonniers d’une tour d’ivoire qu’ils ont, à leur insu contribué à créer en enregistrant dans les excès de leur home studio et se bouffant le nez entre eux à chaque innovation amenée.
Erreurs qui les ont chassé du panthéon du rock après un succès énorme, mais qui ne les chasseront sûrement pas de votre platine de l’été, fin d’août ou pas.

P.S : Je m’excuse pour cette longue absence de vacances, je vous raconterais peut être des petits bouts si ce n’est pas trop cul – cul ou tout simplement inintéressant.

jeudi 24 juillet 2008

Quand j'entends siffler le train...(part 4)

Oulalà, on dirait que ce blog (soit disant rock’n’roll) se transforme lentement et sournoisement en annexe de La Vie du Rail, garnie de moult commentaires détaillés, de belles images (admirez tout de même le grain résolument 80s de celle ci) et d'un édito en bon et due forme illustré d’une photo du rédacteur en chef luisant et lunetteux et se terminant par une perle telle que l’expression « ferroviairement vôtre ».
Ah, merveilleux monde des hobbies.

Non, chers lecteurs, rassurez vous, ce ne sont que ce que l’on appelle dans le jargon journalistique des « marronniers de l’été », ce genre de sujet de saison récurrent et rébarbatif dont tout le monde se fiche, mais qui font bien dans le bruit de fond médiatique estival.
En somme, les sujets qui traitent de la sécheresse record dans le Larzac, de la pluie en Bretagne et de la récolte des citrons en Corse.
Avec un peu de chance, si vous regardez le 13H de Jean Pierre Pernod, vous pourrez vous délecter comme moi à chaque fin de sujet d’un commentaire satisfait et parfois pontifiant de notre homme tronc favori du genre : « Une bien belle région en effet » ou alors « Une saison bien charmante ».

Enfin, revenons à ce qui nous intéresse, notre marronnier sonique.
On aura beau dire, même mes aveux de médiocrité assumée ont de la tronche

Bon, bon alors la 2nde classe du TGV, Le Creusot – Paris, Il faut dire que l’ambiance du train de 22h30 ne prête pas franchement à la rigolade.
Je vous vois venir bande de petits soupes au lait, la 2nde classe ne serait qu’un horrible trou à rats ouverts à tous les vents ?
Je suis vraiment désolé de décevoir le Emile Zola qui sommeille en chacun de vous mais non, pas du tout, certes, la moquette est moins épaisse, le design moins agréable, les fauteuils moins cosy et les matières moins cossues. Mais l'isolation est strictement la même qu'en 1ere.

Les seuls dérangements acoustiques se font au niveau de l’espace passager qui, il faut le dire, est assez remuant, entre la tripotée de marmaille qui (comme en première classe) déboule dans les couloirs (les enfants sont des fois plus égaux que les hommes) et l’espèce de douchebag
[Désolé pour cet odieux anglicisme, mais là le rapport signifiant - signifiant est trop évident dans mon cerveau de citoyen du monde totalement dénaturé pour que je puisse me résoudre à utiliser un autre mot bien français. Il serait d’ailleurs proche de blaireau, mimile, croisé avec sac à merde : la merveilleuse simplicité et précision du vocabulaire et de la syntaxe anglo saxonne m’en laisse pantois] qui s’évertue à frimer lamentablement avec mon PC portable et son disque dur externe, (comme si on avait pas déjà maté ses horribles chaussettes grises) regardant des bouts de long métrages magnifiques dans le désordre le plus total et, cerise sur le gâteau, renversant de la bière sur sont obèse et taciturne voisin.

Donc je mettrai une note inférieure à la première classe, là on est à mi chemin entre le quasi parfait et le niveau de bruit entretenu à l’intérieur d’un bus de province.
Ajouté à ça aussi ce rayé bleu lagon et jaune pipi, sans même évoquer ces horribles têtières en simili cuir gris, graissées par les cheveux des gentils passagers précédents.
Le bureau de style de la SNCF aurait quand même pu opter pour une couleur unie, afin de ne pas blesser les yeux et la surtout dignité de ses clients ou usagers (selon votre bord politique).

« Regardez, moi je suis un pauvre, je fais mon trajet dans le mauvais goût et le ridicule, je suis une merde, pardon. »

Je sais, je suis snob, enfin des fois mais bon Luchini ne vend pas de vent (oulala esprit de Philippe Bouvard sors de mon cops) dans ses pubs radios.
Clamer que la 1ere classe du train est meilleure que la 2nde …ce blog atteint des sommets de contestation anticonformiste dérangeante et de provocation gratuite impertinente.

Mais ce n’est qu’un marronnier de l’été, après tout.

mardi 15 juillet 2008

Quand j'entends siffler le train...(part 3)

Aha! Les vacances, c'est l'heure de se précipiter... au Creusot, la Silicon Valley bourguignonne.
Mais malgré la pratique de hobbies aussi prenants et onéreux qu' exclusifs je ne vous délaisse pas amis lecteurs.
Comment? Eh bien en chroniquant les vertus acoustiques de diverses rames de chemin de fer à disposition des client, ou usagers (selon votre bord politique) vivant sur le sol français.

Et, mes amis, votre serviteur s’embourgeoise, car nous passons d’une chronique sonique à l’autre du RER à la première classe feutrée du TGV Duplex. Je vous rassure (comme si la pauvreté était un critère de légitimité rock, comme tout le monde le sait aujourd’hui les vrais pauvres n’écoutent pas de rock, mis à part les punks à chien, mais eux ils font exprès de l’être), les places de premières étaient bêtement bien moins chères.

Alors voilà, je m’installe dans un de ces larges fauteuils bordeaux, je matte distraitement les filles du wagon, il faut dire que la clientèle y est plus intéressante que celle qui fréquente le RER aux heures de pointe.
Je me demandais alors pourquoi est-ce que souvent les riches sont plus jolies que les pauvres (c’est un avis personnel, mais bordel, dans les contes genre peau d’âne et compagnie, les pauvres filles sont quand même des putains de bombasses, m’enfin elles étaient pas habillés en survet’ et n’avaient peut être pas des yeux gonflées de soucis comme ceux de payer le loyer puisqu’elles étaient logées chez leurs tantes acariâtres).

Sur ces considérations sociologiques j’allume mon lecteur MP3 afin de me livrer à un banc d’essai technique avant que le train ne démarre.
Mine de rien, ces tests ne sont pas conduits à la légère comme peuvent le prêter à penser mes diverses divagations.
L’isolation par double vitrage est excellente, de même que la moquette assez épaisse amortit nombre de bruits extérieurs (jeu du châssis et des bogies du train) et intérieurs (les pas des passagers et de leurs sales gosses qui courent dans les travées, j’ai lutté pendant 1h15 contre l’idée de leur faire un sale croc en jambe innocent pour apprendre à vivre a ces sales fils de bobos gavés de Biolay et de Renaud dès leurs 3 ans).

Le seul bruit audible à l’arrêt est ce que je suppute être le préchauffage des motrices qui produisent un léger bourdonnement, vous serez plus à l’abri en vous plaçant en milieu de rame. Le départ se fait de manière tout à fait douce et l’augmentation des bruits de propulsions est vraiment raisonnable, (même les boms-boms de départ et d’arrivé sont sourds et feutrés) la régularité de ces bruits et leur faible niveau vous permettront par exemple de profiter pleinement des violons à la fin de « Satellite of Love » de Lou Reed.
Il va sans dire que des albums prodiguant un rock plus simple et plus péchu ne poseront absolument aucun problème, comme l’écoute entière de « Magic Potion » un album des Black Keys, dommage que à part le morceau « Your Touch » l’album ne soit pas réussi plus que ça, mais ça c’est une autre histoire. Bref, dans cet asile de calme privilégié, toute la palette de sons livrée par vos écouteurs sera parfaitement audible

J’étais assis dans le pont inférieur d’un TGV à deux étages et les seuls deux ombres au tableau se font au niveau du croisement avec un autre bolide pesant plusieurs dizaines de tonnes filant à plus de 200 km/h) à un mètre de vous.

Le fort sifflement strident se répète 3 ou 4 fois entre Paris et Le Creusot, heureusement, à cette vitesse il dure moins de deux secondes, mais quasiment rien n’est clairement audible, même avec un casque plutôt bien isolé.
Le deuxième problème se situe au niveau de la finition intérieure, pendant certaines phases de modulation de vitesse, la vibration légère des fauteuils entre en résonance avec celles des panneaux muraux et ceux des encadrements de fenêtres.
Cela crée pendant quelques secondes des claquements secs, comme ceux d’une mitraillette à un niveau assez élevé pouvant vous pourrir le final de « Loving Cup » des Stones où les choeurs sont juste bouffés.

Mis à part ça, la première classe du TGV remporte haut la palme, tant son niveau d’isolation acoustique est sans égal comparé aux autres trains testés, ceux-ci sont donc relayés au rang de simples wagons à bestiaux.

Rassurez vous, au retour j'avais une 2eme classe, que je chroniquerais aussi, en prenant bien sûr soin de vous détailler ma théorie de l'abaissement des classe sociales inférieures par le biais des échafauds et piloris modernes que sont les horribles rayures jaunes pipi et bleu lagon présentes sur les sièges.

vendredi 11 juillet 2008

The OC : The Original Copperhead

Hier soir, le fond de la nuit était tiède, vous avez, ce genre de nuit qui vous rendent soucieux et vous enveloppe de leur torpeur chaude et poisseuse.
Un peu comme quand vous faites l’amour, sauf que là vous êtes seul à vous retourner dans tous les sens sans avoir une traître chance de trouver le sommeil.
On tombe alors dans un état de demi conscience embrumée et on cauchemarde.

Personnellement, j’ai rêvé que j’étais un GI dans la tourelle d’un tank à Bagdad, et le pire, c’était que j’adorais ça (sûrement un des effets de ces amphétamines de guerre top secrètes).
Je dégommait béatement des insurgés (ou des civils, peu m’importait) à coup d’arme automatique télécommandée avec une joie sadique malsaine.
Comme dans un jeu vidéo, viseur digital et vision nocturne. Un mec au coin d’une rue avec une arme automatique, j’ajuste et BAM ! Un obus de 20 mm l’engloutit dans un nuage de fumée et de poussière qui le vaporise immédiatement. Rebelote avec un autre quidam KABOOM ! Une jambe en moins et il s’étale sur le bitume, considère sa jambe manquante de manière incrédule, gigote un peu et KAZAM, plus qu’un trou béant. Dérangeant non ? A coup sûr le contre coup de valse avec Bachir.

Un aspect important de cette incroyable (et pour le moins politiquement incorrecte) expérience était que comme tout bon péon californien qui se respecte, j’écoutait à plein pot le seul et unique album publié de Copperhead, grand groupe de rock local, dont la reconnaissance se borne injustement aux frontières de ce pays - état.
Il faut dire que la profusion de bons groupes de hard rock au début des années 70 ne les a pas aidé, en dépit de la notoriété déjà acquise de certains membres de ce combo.

Un déficit de connaissances bien malheureux que nous allons tenter de combler ici.

Une formation un peu cousine de nos adorés Flamin Groovies, la passion pour le rockabilly en moins et la virtuosité soliste insolente du très sémillant baba cool John Cipollina (Un ex combattant du Quicksilver Messenger Service dont le son de guitare bien reconnaissable a marqué son époque, perso je l'aime bien mais je le trouve un peu énervant à la longue).
Un bretteur hors du commun, vêtu de chemises à fleur col pelle à tarte chatoyantes, gratouillant les cordes de sa SG Custom à l’aide de picks à doigt à la manière des joueurs de banjo.

Le vieux John avait marre des pérégrinations feignantes des QMS, passant leur temps en vacances à Hawaii (véridique) et tirant un peu trop sur les spliffs en dédaignant les sessions entre amis que notre homme adorait.
C’est déçu qu’il quitte sa formation et retourne seul dans sa bonne ville de San Francisco, bien décidé à durcir encore son rock et produire enfin un album solo. Pour se faire il met sur pied une équipe composée de vieux amis et de musiciens d’expérience Jim Mc Pherson aux guitares et clavier (ex- Stained Glass), Gary Philippet aux mêmes instruments (ex- Freedom Highway), le discret Dave Weber (il est à présent agent immobilier dans le Connecticut)à la batterie et le requin de session Hutch Hutchinson, ils seront à présent Copperhead (pas le groupe de rock sudiste débile des années 90).

Les premières répétitions et concerts s’enchaînent tant et si bien que le groupe finit par réunir un public de plus en plus large, ce qui, il faut le dire attire l’attention des maisons de disque.
Columbia décroche la timbale et le groupe entre en studio en Octobre 72.

Ce premier album éponyme est un véritable témoignage du format d’album typique des 70s, contenant moins de 10 chansons taillées pour le sillon de vinyle.

L’ouverture de la première chanson donne le ton : les cordes méchantes sont de sorties, une voix adolescente énervée prend les devant, sur une rythmique heavy et le son sonne…résolument garage, une trahison envers les hippies de la région. L’ensemble sonne comme un crash de Ford Mustang en plein désert. La chanson parle d’un nouveau sport, le Roller Derby envoûtant le office dude de base, désirant tout sacrifier, femme et enfant compris, pour habiter à Oakland, de l’autre coté de la baie, la ville des bombers, son équipe vénérée.
Une chronique de la vie moderne, à mon avis fortement inspirée de la nouvelle de l’époque Rollerball Murder dont sera adapté par la suite le film RollerBall, premier du nom (qui a d’ailleurs traumatisé durablement mon père, alors adolescent, rien que les affiches, résolument 70s sont un vrai délice).

Le deuxième titre « Kibitzer » rend hommage au grand Hendrix, rien de moins, avec jeu de guitares flamboyantes, solos interminables et effets stéréos et électroniques balbutiants.
Le morceau suivant « Little Hand » louche le plus vers l’ambiance piano bar limite Beatles, il semblera manquer de saveur pour l’auditeur contemporain, autant le dire.

Cependant ne désespérez pas après ces deux prestations qui, il faut le dire, manquent de personnalité.
La piste suivante est tout bonnement excellente « Kamikaze » décrit à la perfection des derniers instants et états d’âmes d’un jeune kamikaze en vol pour sa dernière mission. La guitare languissante de Cipollina et ses trouvailles japonisantes (cloches et cithares) rendent à merveille l’ambiance du moment, fait d’exaltation aveugle et résolue et de terreur pure. Le tout se terminant sur une apocalypse sonore tirée d’archives renversantes. Le plus est que le songwriting est étayé par des paroles crédibles, car note guitar hero était, à l’instar des Ramones, passionné par la seconde guerre mondiale.

Le pas suivant empruntera une voie que nous pourrons qualifier, en tant que musicologues amateurs avertis de Flamin Groovienne à base de piano Jerry Lee Lewis, de rythmique fainéante et de méchantes attaques guitares voix cassées déchirantes, comme si la guitare voulait faire sauter les étoiles de la voix lactée unes à unes. C’était « Spin-Spin » messieurs dames.

On a le sentiment que enfin le diesel Copperhead chauffe et les accélérations donnent des frissons. On en a la preuve avec « Pawnshop Man » littéralement, l’homme préteur sur gages qui commence langoureusement et se durcit, puis finit sur des cathédrales de chorus échardées de guitares croisées qui vous emportent vers un Everest sonique dont la crête s’estompe progressivement dans le brouillard de nos perceptions.

Je suis désolé mais« Wing-Dang-Doo » me rappelle encore les Beatles époque « Don’t you know it’s easy » blablabla. Et le titre de rime à rien, Dylan, je n’aime pas énormément ce mec, mais il m’a influencé sur le titre de choix particulièrement pertinents. Ce con n’a pas loupé son coup alors j’imagine. Merde.
Oulala vous aller trouver que je suis un peu dur, le maniaque de service qui rêve qu’il tue des gens, mais pourtant j’adore ce groupe, un peu comme le jury de la nouvelle star (c’est facile, ils aiment tout).

Enfin ne soyons pas soupe au lait car le groupe reprend la main avec «They're Making a Monster », chanson faite de diverses variation rythmiques bluesy très bien faites.
San compter avec la voix légèrement réverbérée façon Moïse dans le désert, une véritable chanson suintant la solitude mentale réelle et complète.
La dernière chanson « Chameleon » ressemble encore diablement à une Beatleserie à la sauce américaine réalisée par les Groovies , et heureuse de l’être.

Le constat final est désarmant, on aimera, ou au moins on éprouvera de la sympathie pour se combo attachant et talentueux dont le deuxième album (pourtant fini) n’a jamais été édité par Columbia.
Mais l’auditeur moderne, et par essence impatient sera peut être vite lassé par quelques solos, qui, si géniaux soient-ils paraissent parfois encombrants, et une personnalité générale encore à creuser, manquant encore de maturité, la franche tentation à la comparaison facile pour une moitié de l’album en est la preuve.

Le parti pris courageux du groupe, celui de produire une musique dure et planante à la fois se heurte au poids des années, le dur reste merveilleux, mais les entrelacs aériens un peu longuets se flétrissent avec le temps, mais il n’y a pas de regrets à avoir, ils ont au moins eu le courage de tenter. Essayer c'est déjà arriver comme dirait l'autre.

L’auditeur moyen, charmé et attendri roulant sur la highway 101 ne peut que penser avec émotion à ce que serait devenu ce très bon groupe, avec quelques années de plus au compteur.
Le rock, c’est souvent comme la vie: 1% de merveille pure et 99% de gâchis.
Oulà, je me mets à la philosophie de comptoir, il est temps que j’arrête pour aller regarder Koh Lanta.