jeudi 8 janvier 2009

Banana split

Pauvre de moi! Mais qu'ai-je fait, comment ai-je pu oser? Où ai-je trouvé l'inconsciente force de m'attaquer à une telle masse, un tel monument, un ensemble de références, une symphonie rock garage dans sa plus simple expression.
Rien que ça, la suprême évidence, le bloc de béton de 2001, ou plutôt la banane de plastique (symbole phallique par excellence), et les chimpanzés qui dansent autour, fous de curiosité, perdus dans un élan de ferveur soudaine, ardente et brutale ce sont nous !

Ces primates se parlent ensuite, font courir le bruit de hardes en tribus, de groupes en village que, las bas, de l'autre coté du grand océan, des dieux habitaient et qu'il en existe aujourd'hui des vestiges.
Des monuments qui touchaient au ciel lui même.
Après ces diatribes Kubriciennes, l'esprit vidé et serein, je peux à présent vous livrer le fond de ma pensée et enfin vous exposer une de mes théories musicales fumeuses (eh oui, une de plus).
Et bien la voilà: Cet album marque le premier monothéisme musical, un retour à la source primaire, une voix et une guitare, parfois deux, une basse, et une batterie qui fait plus office de tambour que de kit de virtuose. Juste ce qu'il faut pour charmer l'oreille et lui faire entrevoir le paradis: quelques chœurs et parties de piano et violons. Juste qu'il faut pour lui faire entrevoir l'enfer: sons de machines, reverb et crissement monumentaux ouvrants sur l'enfer de Dante.

Car c'est cela le New York des 60's, un endroit où l'on passe du rêve au cauchemar en traversant une rue, en changeant de quartier. Ce disque n'est pas qu'une chronique réaliste de l'Amérique décadente, c'est un baromètre, une vaste palette de ce qu'un artiste imaginatif, talentueux, pervers et méchant peut ressentir. L'histoire commence un de ces dimanches matin de gamins, où le soleil brille et les rues sont si désertes qu'on les regarde avec étonnement. Le baby piano vous le murmure ainsi que les imperceptibles chœurs des refrains prodigués par Nico, chanteuse allemande du groupe, aussi belle que peu utile, mais les prérogatives d'Andy Warhol étaient à l'époque éloignées de la musique. Sur la prochaine piste, c'est la douche écossaise, Lou nous raconte son voyage pour rencontrer son dealer, sur fond de tambourin et de guitares écorchés, d'enfant on passe en quelques secondes à celui de junkie, attendant son fix au coin d'une rue glauque. Un poète ce cachant pourtant derrière ce peu recommandable personnage, il trouve en quelques mesures le moyen de nous narrer une fresque balsaciennes, d'endroits, d'évènements et de personnages, le tout arrosé de sauce américaine relevée, guitares country trash et piano bar en avant.

On continue dans les frasques vaporeuses, avec un ton plus calme, canté par Nico, quelques octaves avant les infrasons, audibles seulement des chiens, des baleines et des fourmis vertes de Sumatra.
Lou reprend la main avec "Venus In Furs", avec un des sujets qui lui est cher, c'est à dire, la perversion sexuelle, narrant une relation d'adoration sadomasochiste, le titre de cette chanson est d'ailleurs le titre d'un roman pornographique, on ne serait être plus explicite.
"Run Run Run" dresse une mosaïque de quatre destinées don chaque complet commence par le nom de son éphèmère héro, chacun faisant partie de l'entourage de la factory. Jamais l'excitation d'assister à une fête n'a été aussi bien rendue que par le chant de Nico sur "All Tomorrow's Party"Je rigole bien sur, c'était pour voir si vous suiviez, les préoccupations superficielles d'une demoiselle en fleur prennent ici la forme de mantras hindous par la voix de l'interprète et des notes claires des guitares sonnants comme des timbales népalaises.
Tout cela n'étais bien sur qu'une ruse visant à nous detourner du véritable Everest de l'album, aussi bien musical qu'emmotionel qu'est "Heroin", une complainte à la fois désabusée et réveuse, consciente et etherée, comme un demi songe qui reposerait sur quelques accords de guitares sybillins et une grosse caisse qui vous bat les tempes, comme votre propre sang.
Drogué ou pas, vous en finissez allongé sur la moquette à fixer le plafond.
Après l'orage, le mythe américain reprend le dessus, les guitares surf et les choeurs, la voix moqueuse, cette fille s'en va, elle part, refaire du mal à quelqu'un d'autre, sans aucuns scrupules, mais que peut-on en faire sinon en rire, ou en écrire une chanson?
Sur "I'll Be Your Mirror" Nico nous relivre sa dose de sédatifs sixties, voilà ce qui arrive quand une écharde mainstream de l'époque, datée et passée se perd dans un disque majeur.
Voyez ça comme une pastille de comparaison dans une pub pour lessive, la lessive "X" marche toujours moins bien.
Le violon reprend du service sur "The Black Angel's Death Song" les horizons connus sur "Heroin" réapparaissent de manière encore plus claire et tordue (bruits de vapeurs et crincrins), une descente au enfers apocalyptique en règle.
La concussion traumatique que représente cet album se termine avec une tranche d'histoire New Yorkaise, celle de l'immigration et du meltng pot sans cesse renouvellé, chaque génération échouée sur les cotes de la nouvelle angleterre lorgnant sur la précédente.
"European Son" dénonce en effet les poseurs et autres soi disants américains de souche crachant sur les autres, un peu à la manière de West Side Story, Lou vitupère juste ce qu'il faut avant de tout finir, mélodies et voix comprises dans des décombres de sifflement fumants.

Voilà, tout est terminé, la statue de la Liberté s'est écroulée, nos musiciens avec.
Nous, les pauvres singes pouvant reprendre pour quelque temps seulement le controle sur nos vies de macaques, en nous demandant, entre deux plats d'insectes, qui a bien pu créer cela.
Car le net s'est éteint, et nous n'avons pas entendu Lou sur Youtube nous dire que ce n'était qu'un disque.


dimanche 21 décembre 2008

Alain Decaux raconte...Blondie


"Les dernières volutes de fumée bleue se dispersaient au dessus de la table de Billard.

Le cendrier de verre coca-cola accueillait dans une dernière culbute d’étincelles un mégot encore tiède.

Son propriétaire, un homme à l’air sévère, aux tempes grisonnantes, se tenait dans la pénombre du dinner. Appuyé contre sa queue de billard laquée dans une moue dédaigneuse, il jetait à sa fille un dernier regard humide, aussi implorant que dépité.

Il trempa ses lèvres dans un fond de scotch, la reposa sur la table en formica en faisant tinter bruyamment les glaçons.

Son regard ne se détachait plus du bout de ses pieds.


« - Où vas-tu partir alors ? »

« - New York. »

« - Tu as de l’argent ? »

« - 500 dollars. »

« - C’est tout ? »

« - Oui, je vendrais la voiture en arrivant sur place ».

« - Une Le sabre 1960 ? Tu n’en tireras pas grand-chose »

« - Assez pour payer quelques mois de loyer »

« - Tu ne feras pas de bêtises hein ? »

« - Non papa, au revoir. »

« - Au revoir. »


L’adolescente posa son regard inquisiteur sur le barman au nœud papillon turquoise, en léchant le dos de sa cuiller.

« - La route pour New York City? »

L’homme tout troublé posa sa cafetière et répondit à la jeune femme que le trajet le plus court était l’interstate 95 à la sortie de Jacksonville, direction Annadale.

La petite blonde à l’air menu poussa le battant de la porte, laissant sa part de tarte entamée sur le comptoir.

Dick Harry était amer et déçu. Il aurait voulu dire une dernière fois à sa fille qu’il l’aimait, avant qu’elle ne parte.

Dehors, les pneus de la Buick crissaient déjà sur les gravillons couleurs néon du parking."


lundi 15 décembre 2008

Alain Decaux raconte...Kraftwerk


Voilà, vu que je suis une grosse feignasse (et très occupée en ce moment), je ne me casse pas et je vous publie des notes de derrière les fagots sous la forme pompeuse (mais néanmoins créative, eh oui, au moins on essaye) de bonnes feuilles de romans que j'adorerais lire...si ils existaient. Dégustez moi ce passage des premières pages de Kraftwerk, par Alain Decaux, chez Gallimard, 296 pages de musique électronique allemande à la fois noire, mécanique et romanesque, un chef d'œuvre:

" « - Nein, tu ne m’auras pas ainsi ! » s’écria le Pr.Von Osterlinden.

« - Tu es ma créature et tu aurais dû m’aider à dominer le monde, et non pas vouloir tuer tous ceux de ma race en les anesthésiant avec des rêves synthétiques et binaires.

Tout ça pour que tes rejetons de fer et de silicone échafaudent grâce à leurs cerveaux de circuits imprimés malades, des plans pour le régir en maîtres, selon leur bon vouloir.


Pendant que mes enfants béats se laisseront faire, comme les esclaves serviles que mes parents étaient, obéissant au doigt et à l’œil à leur führer. »


Ce furent les derniers mots du Pr.Von Osterlinden, entendus par sont assistante, Fraulein Weiss, avant qu’il ne soit retrouvé mort, électrocuté en tentant de débrancher une mystérieuse machine automatique allemande, froide, rigoureuse et précise, suivant les canons de l’excellence ultime entretenus outre-rhin : elle s’appelait Kraftwerk. "


Ce serait éblouissant, avouez-le, une fresque musicale dépeinte par un fantastique conteur, comme au bon vieux temps. De toute manière, même si un tel livre existait, je suis quasi-sur que sa publication serait illégale.


samedi 6 décembre 2008

Lazy writer


Sorry everyone I'm too busy to post anything, exams are here and everybody knows it's a pretty hard time. I know, shame on me.

But since it's the St Nicolas today, I write it like that, but of course it depends on where you live. I'm posting you a pretty rare picture of one of my favourite french rock band.
Yes, your visit, even for a dumb picture, is currently worthing its while because you can basically count them on the fingers of a chinese fireworks maker.

So enjoy this piece of clever, creative and provocative insight and please try to be patient.

I'm thinking about posting some exclusive content and random notes that I put aside those years. It will be labelled in a special way. Don't worry it will be still related to music, but it's gonna be in French, and not to say Franco French. At your translating machines people.

Anyway, happy St Nicolas !

vendredi 21 novembre 2008

Le rock français sur boite vocale

Voilà, ce qui a tilté, un de ces quatre matin, tandis que je feuilletais mon catalogue Fnac la mine déconfite et les yeux collés.
Une image m'a interpellé, celle d'un live de Luke, parmi le flot des têtes de gondole de noël. Cette tout fraîche pousse mérite qu'on s'attarde quand même un peu plus à la racine, qui en est tout bêtement, Téléphone, groupe français (qui a dit franchouillard ?) resté dans la mémoire comme "meilleur groupe français de tous les temps".
Honnêtement, cette pochette très similaire est-elle un pur hasard?.
Le côté subjectif de la formule ne doit pas vous troubler, on peut partir de bases un peu plus tangibles pour expliquer le phénoménal succès du groupe.

La première et la plus facile à définir est la maitrise technique des membres du groupe, Louis Bertignac est le premier guitar hero français, on peut en juger de ses solos interminables, ses séances de taping intensives et ses suites mélodiques léchées.
Il faut préciser, qu'ayant baigné dès sa plus tendre enfance avec BB King, Led Zeppelin, Jimi Hendrix, les Beatles et surtout, les Stones, il a été le premier guitariste français à exterioriser ses multiples influences anglo saxonnes, un peu à la manière d'un Michel Polnareff rock. Parsemant le tout d'échardes de blues et de saillies hard.
Richard Kolinka, imprime lui une énergie explosive jamais vu en France depuis les roulés boulés scéniques de Johnny Hallyday.

Une des bases est aussi purement conjoncturelle: Téléphone arrive à un bon moment.
Avant l'apparition et surtout médiatisation du mouvement Punk en France. Pile au moment où, suite au choc pétrolier de 74, la France connaît de premiers déboire économiques, rompant avec l'époque bénie des 30 glorieuses.
Ce terreau social fertile va donner une résonance particulière à un groupe un peu plus énervé, plus proche des réalités françaises que les super groupes anglo saxons qui parcouraient les stades du monde, sans en voir grand chose d'autre.
C'est dans cette mesure que le songwriting original du jeune Jean Louis Aubert va être déterminant.
De plus, le téléchargement ne ravage pas encore les ventes et les charts, les débouchés économiques du temps du vinyle sont toujours là.

Bref, la chose est là, écrasante et incontournable, à la fois rebelle et consensuelle, confidentielle et marketing, douce (tube FM) et amère (écoutez le solo de fin), c'est dans cette matière confortable et visqueuse qu'on grandi tous les groupes français actuels, qui comme Luke, Noir Désir & Co.
Ces derniers on complètement intériorisé ce style qui demeure actuellement la norme, celle qui a renversé les yéyés et survécu à la scène hard et heavy metal.

Ce rock français, autant décrié, taxé d'intellectualisme, de pleurnicherie gratuite, de manque d'ambition, et de sectarisme bourgeois compliqué. Cet objet de causeries et débats interminables porte en lui son problème.
Depuis Téléphone (traumatisme mainstream fondateur), mêlant habilement critiques sociales et politiques, hymnes à la joie et à la vie, il n'as pas su évoluer à la manière de ses cousins anglais et américain.
Le niveau, plutôt faible de la new wave, pendant du rock dans les années 80 (effets électroniques et autres déboires embarrassants, clavier et saxophone etc...) en est la preuve.
Le rock français n'est donc pas mort, il est dans le coma. Vous en doutez encore? Les shootings du prochain album d'Indochine (sortie en Mars prochain) vous feront surement penser à ça.

Qui sort la piqure d'adré ?


ERRATUM: Sorry faithfull english readers for this franco french text. One of you kind readers brought to my attention the fact that "The Thrill Is Gone" is an American all time standard.
He was right, sorry for screwing up (enjoy it people, it is my UN style, I don't use is very often).

jeudi 13 novembre 2008

And what if live was a loving thing ?

Pour les moins fidèles d'entre vous qui ne comprennent pas le titre (et par là même, l'admirable jeux de mots qu'il comporte), ayez l'aimable obligeance de vous rendre ici.

Sinon, je viens d'assister à un des meilleurs concerts de rock de ma vie. Oui c'est un peu péremptoire mais c'est la vérité.

Le prix de l'entrée était modeste (5€), le groupe était carré et en colère, et on a pu, mon ami Yvon (nom de code pour preserver son anonymat) et moi siffler nos bières à côté d'elles, sans aller oser leur parler, nous contentant de leur jeter des petits regards lubriques et admiratif d'adolescents tourmentés

Pourtant, j'avais peur, peur de sombrer dans de la pop, peur d'arrangement disco bizarres de studio et de partis pris un peu trop trendy scandinave pour moi.

Mais pas du tout, les Sahara Hotnights, ces valkyries du nord étaient venues ce soir sans robes cheloues de Björk, sans oripeaux pop, justes avec leurs guitares et leurs bouteilles de gros rouge (vu de mes yeux, une autre preuve dans cette vidéo).
On a même été surpris, Yvon et moi, on a quitté précipitamment l'espace lounge de la Flèche d'Or, nos bières à la main (malgré une séance de matage intensive d'ERASMUS suédoises venues applaudir leurs gloires nationales), pour se rapprocher de la scène comme des groupies de bas étage.

Là, ça faisait mal, pas de gimmicks ni de fanfreluches, juste des multi attaques de guitares à vous faire tomber par terre, des chœurs à vous briser le coeur, une voix parfaite, ces meufs sont les reines de la Big Muff (gros son et distorsion).

Les "Hotnights" meritent bien leur nom.

Pas de minaudage, juste un peu de cabotinage, une bassiste qui secoue la tête et qui joue seule pendant trente seconde, des guitares levées au dessus de la tête, une batteuse qui frappe furieusement son enclume et des mercis approximatifs, mais dieu que c'était bon!
On passe pas moins de 4 albums en revue avec nos copines, qui avaient, ce soir, là, l'énergie et la maitrise, une bombe H dans un tube de rouge à lèvre.
On en sort vidé, content, heureux, déçu que les gens n'aient pas plus bougé, que les Ramones suédoises arrêtent déjà, on veut les revoir encore et encore, pour être émerveillé de nouveau on voudrait les retenir par la main.

En fait, c'était ça ce concert, le plus long, le plus beau, le plus fantastique rateau de ma vie.

dimanche 2 novembre 2008

Rock and roll campaign

Ok guys, I know that's not my job to talk about US Politics, If it was the case, I would have called this blog "What ever happened to politics ?".
Even if I like this bright potential title I leave this fantastic subject to people way more funny, concerned and qualified, like for instance Jon Stewart, Tina Fey, Stephen Colbert and so on...

I won't, like many others foreign bloggers cry about, the choice Americans have to make and the fair and natural right, for each and everyone citizen of the world to vote, in order to choose their future "real" president (the people out of the count are the terrorists and all the sick weirdos who would rather die than do that).
And, anyway, if you read this blog for a while, you have probably already figured out who i'd like to vote for (if I was American of course).

Instead of crying,let's take it like a chance, to every 4 years take the pulse of the american society (that, no matter what they say, a lot of French don't know), by observing the campaigns and then, deeply anlayze the results of the vote.

A thing that i would love to do, but no I'm sorry. It is my sacred duty to report what I know about the rock and roll side of this mediatic campaign to design the future ruler of the world. And I'll stick to that.
A lot of you guys are going to be surprised, but apparently, the ultimate rock and roll fan taking part in this campaign is Meghan Mc Cain, one of the daugthers of candidate John Mac Cain, war hero and stuff.
I take quite often a look on her blog, a very interesting way to see the real backstage and organisation of such an event. And moreover the essence of the American mentality (like we like to call it n Europe).

I bet that you'll be surprised scrolling her playlists and finding a bunch of very interesting artists, far from the MTV marketed world that Paris Hilton is trying to sell us, and a lot of things that you don't expect to find in the iPod of the daugther of an republican presidential election candidate:

David Bowie, Elliot Smith, The White Stripes,
Jesus and Mary Chain, The Rolling Stones, Elvis Costello, The Sex Pistols, Iggy Pop, Johnny Cash (okay, you could expect that), Led Zeppelin, The Smiths, The Editors, The Cure, Janis Joplin, The Ramones, The Brian Jonestown Massacre, The Jimi Hendrix Experience, BB King, Blondie, Sid Vicious (who is fucked up enough to listen him in solo), The Doors, The Misfits, Gang of Four (damn, I'm gonna ask her to write this blog with me), Bob Dylan,The Who, Wolfmother, Buddy Holly, JJ Cale, Muddy Waters, The Velvet Underground and Nico, Blur, The Clash (damn I'm gonna ask her to spent the rest of her life with me)...

I know that you don't trust me, you nasty non believers, "duh Everybody can do some name dropping" but I browsed the entire Playlists and there's not only hits and singles in it.
There are also some ignored hidden beauties issued in the best albums of all times like "Castles Made Of Sand" a soft song by Jimi Hendrix or "The Thrill Is Gone", a heart breaking blue by BB King.


A person with these tastes can't be bad, no matter the father.

The lesson by Johnny Rotten remains the same, but is always good to be told: Don't judge a book on his cover...unless you publish an other.